La liste des métiers qui commencent par la lettre L

Feuilleter la liste des métiers qui commencent par la lettre L, ce n’est pas seulement chercher une idée pour un jeu de société. Pour beaucoup, c’est un point d’appui quand l’orientation déraille, quand un poste

Hugo Lemoine

Rédigé par : Hugo Lemoine

Publié le : août 14, 2026


Feuilleter la liste des métiers qui commencent par la lettre L, ce n’est pas seulement chercher une idée pour un jeu de société. Pour beaucoup, c’est un point d’appui quand l’orientation déraille, quand un poste ne convient plus ou quand une reconversion se prépare en silence le soir devant l’ordinateur. Derrière ces intitulés parfois un peu datés se cachent des réalités très différentes : métiers manuels où la main fait la différence, fonctions logistiques qui recrutent vite, professions juridiques très sélectives, mais aussi activités rares comme lithographe ou lasériste. Le contraste est frappant entre l’image que l’on se fait de ces métiers et les conditions d’accès réelles, les salaires, les rythmes de travail.

Dans le paysage actuel, sur environ 300 grandes familles de métiers recensées par France Travail, une quarantaine seulement commencent par L. L’avantage, c’est que la palette reste assez lisible pour repérer des blocs cohérents : un groupe très concret autour du transport et de la logistique, un autre très tourné vers l’artisanat d’art, quelques métiers de laboratoire pour ceux qui aiment la rigueur scientifique, et enfin un noyau dur de fonctions juridiques ou politiques. L’enjeu n’est pas de tout mémoriser, mais de comprendre comment passer d’un mot sur une liste à un projet crédible, avec la bonne formation, le bon financement et une idée réaliste des débouchés à 3 ou 5 ans.

  • Une quarantaine de métiers en L répertoriés par France Travail, du CAP au bac+5.
  • De vrais gisements d’emploi dans la logistique, la livraison et certains métiers de laboratoire.
  • Des métiers rares comme luthier, lithographe ou lasériste, accessibles mais très sélectifs.
  • Des parcours longs pour les métiers juridiques ou politiques (légiste, lobbyiste, liquidateur judiciaire).
  • Des reconversions possibles avec le CPF, la VAE et les dispositifs France Travail, à condition de bien cibler la formation.

Métiers en L du secteur artisanal et artistique : du luthier au lithographe

Pour ceux qui aiment travailler la matière, plusieurs métiers en L concentrent l’essentiel de leur valeur sur le geste, l’œil et la patience. Ce sont souvent des voies où le diplôme rassure, mais où la réputation et le carnet de commandes finissent par peser plus lourd que le niveau d’études. Un point commun à ces métiers artisanaux : la durée nécessaire pour devenir vraiment autonome se compte plutôt en années qu’en mois, même avec un CAP en poche.

Le Luthier incarne bien cette logique. Il fabrique et répare des instruments à cordes, joue avec les essences de bois, ajuste la sonorité au millimètre. Le parcours classique passe par un CAP lutherie ou un diplôme des métiers d’art sur trois ans, parfois complété par une formation dans une école spécialisée. Dans les faits, les premières années ressemblent souvent à un compagnonnage prolongé, avec un salaire proche du Smic net actuel. Ce n’est qu’après plusieurs années, une fois l’atelier installé et la clientèle de musiciens fidèles, que le revenu peut dépasser largement 2 500 euros nets mensuels.

Moins connu du grand public, le lapidaire taille et polit les pierres précieuses. Ce métier demande une précision extrême et une vraie culture des gemmes. Après un CAP lapidaire option pierres de couleur, certains choisissent une spécialisation en diamant, ce qui ouvre les portes des ateliers de haute joaillerie. Les places sont peu nombreuses, la majorité se situant à Paris ou dans quelques grands bassins de bijouterie. Mon avis est clair : pour quelqu’un qui se reconvertit à 35 ans, sans envie de déménager, ce métier devient vite un pari risqué.

Le Lithographe travaille à l’interface entre artisanat et art. Il imprime des estampes, des affiches ou des livres en utilisant des procédés traditionnels qui intéressent surtout l’édition d’art et quelques ateliers spécialisés. Les portes d’entrée sont variées : CAP sérigraphie industrielle, diplôme des métiers d’art en impression, ou encore passage par des écoles d’arts appliqués. Ce que personne ne dit clairement, c’est que la plupart des lithographes cumulent plusieurs activités : impression pour artistes, enseignement, parfois graphisme en freelance pour stabiliser leur revenu annuel.

Le Laqueur illustre une autre facette de ces métiers en L. Il applique des laques de finition sur des meubles, des instruments de musique ou des carrosseries haut de gamme. La technique exige non seulement un sens esthétique, mais aussi une bonne maîtrise des risques chimiques. Dans les faits, beaucoup arrivent par un CAP peinture en carrosserie ou ébénisterie, puis se spécialisent ensuite au contact d’un atelier haut de gamme. La rémunération de départ reste modeste, mais les profils expérimentés dans le luxe sont recherchés.

Dernier cas souvent oublié, le Lavandier. Derrière ce mot un peu ancien, on retrouve aujourd’hui des métiers de blanchisserie industrielle, de pressing ou de gestion de linge pour l’hôtellerie et la santé. Le travail reste répétitif mais essentiel pour la chaîne de soins ou la qualité de service d’un hôtel. Les formations vont du simple apprentissage en entreprise à des CAP orientés maintenance des textiles. D’un point de vue reconversion, ces postes peuvent servir de tremplin pour évoluer vers des fonctions de chef d’équipe ou de responsable de site.

Ce bloc artisanal montre une réalité simple : il n’y a pas qu’un seul chemin. Certains métiers en L exigent un CAP très ciblé, d’autres se découvrent sur le tas. L’élément clé, c’est d’anticiper le marché local, les prix pratiqués et le temps nécessaire pour passer du statut de débutant payé au minimum à celui d’artisan reconnu capable de vivre confortablement de son savoir-faire.

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Métiers en L de la logistique et du transport : livreur, logisticien, loueurs

Dès que l’on parle d’emplois en tension, certains métiers en L reviennent systématiquement : livreur, Logisticien, conducteur de poids lourds, mais aussi des fonctions plus discrètes comme Loueur de voitures ou Loueur de matériel. Le point commun de ces métiers, c’est un accès possible sans bac+5 et des recrutements réguliers, notamment dans les grandes agglomérations et les zones logistiques.

Le métier de Livreur illustre bien ce besoin permanent. Livraison de colis pour le e-commerce, tournées alimentaires en camion, transport express à deux roues, les déclinaisons ne manquent pas. Un permis B suffit pour la plupart des postes en utilitaire léger. Pour le transport lourd, il faut ajouter la FIMO, une formation payante dont le coût dépasse souvent 2 000 euros. Bonne nouvelle, une partie peut être prise en charge via votre CPF ou par France Travail, ce que détaille très bien le guide dédié aux dispositifs d’aide à l’emploi et à la formation.

Le Logisticien, lui, intervient un étage au-dessus. Il ne conduit pas forcément de camion, mais orchestre la circulation des marchandises depuis les fournisseurs jusqu’aux clients. Planning des livraisons, gestion d’entrepôts, relations avec les transporteurs, suivi informatique des stocks : son champ d’action est large. Les formations les plus fréquentes restent le BTS transport et prestations logistiques, le DUT ou BUT QLIO, ainsi que des licences professionnelles en logistique. Le secteur affiche un taux d’insertion supérieur à la moyenne des métiers tertiaires, ce qui en fait une piste solide pour une personne prête à reprendre des études sur 2 ou 3 ans.

Le Loueur de voitures travaille plutôt en agence, en gare ou en aéroport. Il gère les réservations, contrôle les véhicules, conseille les clients sur les assurances. Les offres d’emploi demandent rarement un diplôme précis, mais un bon relationnel, un casier vierge et parfois un anglais courant. Du côté des horaires, il faut accepter les week-ends et les pics de saison. Avec un peu d’expérience, on peut évoluer vers la gestion d’agence ou de parc.

De son côté, le Loueur de matériel opère dans des secteurs variés : BTP, événementiel, industrie. Il prépare les équipements (échafaudages, nacelles, groupes électrogènes), organise les livraisons et assure parfois une partie de la maintenance. Le métier nécessite une bonne base technique et des habilitations comme les CACES. Pour un profil manuel qui ne veut pas se limiter au travail en atelier, cette fonction mixe contact client et interventions sur site.

Un mot enfin sur des métiers périphériques comme le Localisateur GPS, parfois appelé technicien en géolocalisation. Il installe, paramètre et suit les balises de suivi sur les flottes de véhicules. Les employeurs ciblent des titulaires de bac pro ou BTS en électronique, maintenance ou informatique. L’avantage, c’est qu’on reste au contact du terrain tout en développant des compétences techniques transférables vers d’autres domaines (sécurité, télésurveillance, IoT).

En résumé, ces métiers en L de la logistique et du transport offrent une vraie porte de sortie pour des personnes qui veulent bouger, voir du monde et éviter le bureau. La contrepartie repose surtout sur les amplitudes horaires, la fatigue physique et la nécessité de respecter des consignes de sécurité strictes pour limiter les accidents et les litiges.

Métiers en L des sciences, de la santé et du laboratoire : laborantin, légiste, lasériste

Autre bloc très cohérent dans les métiers en L : ceux qui gravitent autour des sciences, de la santé et des analyses. Ici, on retrouve des fonctions très techniques avec une responsabilité forte, même si le professionnel ne se trouve pas toujours en contact direct avec le public. Les trajectoires sont plus scolaires, avec des diplômes bien identifiés et des exigences réglementaires qui laissent peu de place à l’improvisation.

Le Laborantin, ou technicien de laboratoire, réalise des analyses, prépare des échantillons, renseigne des résultats dans des logiciels spécialisés. On le retrouve dans les laboratoires d’analyses médicales, les services qualité de l’agroalimentaire, les usines pharmaceutiques, voire les laboratoires de recherche académique. Les voies d’accès les plus simples restent le bac pro bio-industries de transformation, le BTS analyses de biologie médicale ou des DUT devenus BUT orientés chimie ou biologie. Pour une reconversion, il existe des formations continues parfois finançables via un CPF de transition, à condition d’anticiper un retour à l’école sur 18 à 24 mois.

Le Légiste, lui, se situe à l’autre extrémité du spectre. Il s’agit d’un médecin spécialisé en médecine légale, qui intervient pour les autopsies, les expertises médico-judiciaires, les constats de violences. Le parcours est long : études de médecine, concours de l’internat, spécialisation par un DES de médecine légale puis installation souvent en CHU. Les postes ne sont pas nombreux, et la charge émotionnelle est loin d’être anodine. Ce métier ne se choisit pas sur un simple goût pour les séries policières, mais sur une vraie appétence pour le croisement entre médecine, droit et enquête.

Moins connu mais en plein développement, le Lasériste travaille avec des équipements à laser en milieu médical ou industriel. Dans un bloc opératoire, il peut assister un ophtalmologue ou un dermatologue pour des gestes techniques. En industrie, il s’occupe de la découpe, de la soudure ou de la gravure de pièces. Selon le contexte, la formation ira du BTS électrotechnique à un diplôme d’infirmier avec spécialisation, ou à des certificats internes fournis par les fabricants d’équipements. Les employeurs recherchent des profils à l’aise avec la technologie et les protocoles de sécurité, ce qui offre de vraies perspectives d’évolution.

Dans ce registre scientifique, un autre métier en L peut attirer les profils plus théoriques : le Linguiste. Même s’il ne figure pas parmi les métiers de santé, il reste très lié à la recherche, à l’enseignement et aux technologies de traitement automatique des langues. Un parcours bac+5 en sciences du langage débouche sur des postes dans la recherche, la traduction spécialisée ou le développement d’outils numériques (reconnaissance vocale, correction automatique). Les débouchés sont plus concentrés géographiquement, souvent dans les grandes métropoles universitaires ou auprès d’éditeurs de logiciels.

Ce groupe montre un schéma récurrent : plus la technicité est élevée, plus le chemin de formation est balisé et plus le cadre réglementaire est serré. Pour un adulte en reconversion, cela suppose de vérifier très tôt les conditions d’accès, le coût des études et les possibilités de financement. Des ressources comme les exemples de bilan de compétences aident justement à clarifier si l’on est prêt à s’engager sur un parcours scientifique de plusieurs années.

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Au final, les métiers en L de la santé et des sciences conviennent surtout à ceux qui aiment la précision, les protocoles, et qui acceptent un niveau de responsabilité juridique et éthique élevé, parfois à distance du regard du public.

Métiers en L du droit, de la politique et de la sécurité : législateur, liquidateur, lieutenant, lobbyiste

Changement d’ambiance avec un bloc où le rapport au pouvoir, à la loi et à l’ordre prend toute la place. Plusieurs métiers en L occupent une position clé dans les institutions, qu’elles soient politiques, judiciaires ou sécuritaires. Il s’agit souvent de professions régulées, avec des concours, des listes officielles et des codes déontologiques détaillés. La contrepartie, ce sont des perspectives de carrière structurées et une reconnaissance sociale réelle.

Le Législateur, qu’il soit député ou sénateur, construit et vote les lois. Il n’existe pas de diplôme de législateur, mais dans les faits, une proportion importante de ces élus ont étudié le droit, l’économie ou les sciences politiques. Le chemin passe par l’engagement partisan, les campagnes électorales, puis la conquête d’un mandat. Les revenus sont publics et encadrés, mais le plus délicat reste la précarité politique : un échec électoral peut interrompre brutalement une carrière.

Le Lobbyiste vient compléter ce tableau. Salarié d’un groupe industriel, d’une fédération professionnelle ou d’une ONG, il cherche à influencer les décisions des pouvoirs publics. Analyse des textes en préparation, rencontres avec les cabinets ministériels, rédaction de notes d’argumentation : le quotidien ressemble à un mélange de veille juridique et de relation publique. Dans la pratique, les employeurs visent un bac+5 en droit, sciences politiques ou affaires publiques, et une excellente maîtrise de l’anglais. Les salaires à Bruxelles ou à Paris pour les profils seniors peuvent largement dépasser 5 000 euros nets, mais la concurrence d’entrée est rude.

Le Liquidateur judiciaire est mandaté par les tribunaux pour gérer les entreprises en faillite. Il vend les actifs, règle autant que possible les dettes et applique les décisions de justice. Ce métier exige un master de droit des affaires ou d’insolvabilité, puis une inscription sur la liste des mandataires judiciaires. Les revenus peuvent être élevés, car une partie de la rémunération est indexée sur les montants traités, mais la pression psychologique est forte : fermetures de sites, licenciements, conflits entre créanciers et dirigeants.

Du côté de la sécurité, le Lieutenant dans la police, la gendarmerie ou l’armée occupe un poste de commandement intermédiaire. Il encadre des équipes, planifie les opérations et assure le lien entre le terrain et la hiérarchie. Les concours de lieutenant en police ou gendarmerie ciblent généralement les titulaires d’un bac+2 minimum, parfois bac+3, avec une sélection sur épreuves écrites, sportives et orales. La rémunération à l’entrée tourne autour de 2 000 euros brut hors primes, mais les indemnités de nuit, de risque ou d’outre-mer peuvent changer sensiblement la donne.

Il ne faut pas oublier non plus le Légionnaire, engagé au sein de la Légion étrangère. Ouverte aux étrangers comme aux Français sous conditions, cette voie combine contrat militaire, discipline intense et possibilité de spécialisation technique. Le logement et la nourriture sont pris en charge, la solde de base reste modeste mais des primes opérationnelles complètent le revenu lors de missions. Après quinze ans de service, la naturalisation française devient accessible pour ceux qui n’étaient pas citoyens au départ.

Ces métiers en L liés au droit et à la sécurité partagent plusieurs exigences : une capacité à supporter la pression, un rapport particulier au conflit et aux règles, et souvent une vie personnelle impactée par les horaires, les déplacements ou l’exposition médiatique. Avant de s’orienter dans cette direction, il vaut mieux se tester avec des stages, des préparations de concours ou même un test d’orientation métier structuré, plutôt que de s’engager sur un simple fantasme.

En filigrane, on retrouve une idée constante : plus le métier touche à la loi, à l’argent des autres ou à la sécurité, plus les barrières d’entrée sont hautes, mais plus la progression de carrière peut devenir intéressante à long terme.

Métiers en L du commerce et des services : libraire, laveur de vitres, lunetier et autres

Revenons à des métiers où le contact direct avec le client prime. Les métiers en L du commerce et des services couvrent un spectre très large, du travail de proximité au luxe discret. C’est souvent dans ce bloc que se nichent les reconversions les plus rapides, mais aussi les désillusions quand le niveau de salaire ou les horaires ne correspondent pas aux attentes.

Le Libraire reste un classique. Il conseille les lecteurs, met en avant les nouveautés, gère les stocks et anime parfois des rencontres d’auteurs. Le paradoxe, c’est que l’image est très valorisée, alors que les marges du secteur sont serrées. Les formations vont du CAP librairie au BTS édition ou à la licence professionnelle métiers du livre. Un débutant à temps plein frôle souvent le Smic, avec parfois des perspectives d’association ou de reprise de librairie au bout de plusieurs années.

Le Laveur de vitres, au contraire, souffre d’une image peu flatteuse alors que le métier demande une vraie rigueur. Travail en hauteur, intervention sur façades vitrées d’immeubles, respect des règles de sécurité : la moindre erreur peut avoir des conséquences graves. Aucune formation longue n’est imposée, mais des certifications comme le travail en hauteur ou certains CACES font la différence à l’embauche. Pour quelqu’un qui ne veut pas rester assis et qui supporte bien le vertige, la demande reste forte, notamment dans les grandes villes.

Le Lunetier, souvent associé au BTS opticien-lunetier, représente le versant artisan de l’optique. Il fabrique et ajuste des montures parfois sur mesure, souvent dans le haut de gamme. Après le BTS, certains suivent des modules spécifiques ou apprennent au sein d’ateliers spécialisés. Le marché des montures personnalisées reste dynamique, porté par les clients qui cherchent des pièces uniques plutôt que des modèles standardisés.

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Autour de ces métiers, on croise aussi des fonctions de service plus classiques comme les loueurs évoqués plus haut, ou encore des professionnels qui gèrent des prestations de nettoyage, d’entretien ou de petite maintenance. Dans ces cas-là, le niveau d’études initial compte moins que la fiabilité, la ponctualité et la capacité à gérer la relation client sur la durée.

Pour les profils qui hésitent, un outil intéressant consiste à examiner les fiches métiers régionales, comme celles que l’on trouve sur un portail métiers par région. On y repère rapidement les métiers en tension dans le commerce et les services, les salaires proposés et les employeurs potentiels. Cela évite de se lancer dans une formation de librairie si le bassin local n’offre déjà plus aucun poste stable, ou de sous-estimer les débouchés d’un métier de service plus discret mais bien plus recherché.

Pour résumer, les métiers en L du commerce et des services peuvent convenir à ceux qui recherchent une interaction quotidienne avec le public, à condition d’accepter parfois un démarrage modeste et des horaires éclatés, notamment en soirée et le week-end.

Métier en L Niveau de diplôme conseillé Type de travail Tendance emploi
Libraire CAP à bac+3 Commerce culturel, contact client Stable, postes limités
Logisticien Bac+2 à bac+3 Organisation des flux, bureau et terrain Recrutements soutenus
Laveur de vitres Sans diplôme à CAP Travail en extérieur, hauteur Demande régulière
Luthier CAP à bac+2 Artisanat d’art, atelier Marché de niche
Laborantin Bac+2 Analyses en laboratoire Bon niveau d’embauche

Quel métier en L après un bac littéraire ou une reconversion adulte

Beaucoup de personnes arrivent à cette fameuse lettre L après un bac littéraire ou un parcours déjà bien entamé dans un autre secteur. Une idée revient souvent : existerait-il un métier en L adapté au profil « littéraire » sans reprendre des études interminables ? En réalité, aucun métier ne recrute sur la seule base d’un bac L. Ce diplôme, rebaptisé spécialité Humanités ou LLCE, ouvre surtout la porte à des études supérieures.

Certains métiers en L restent cependant assez cohérents avec ce socle : le Linguiste pour ceux qui aiment décortiquer les langues, le Libraire déjà évoqué, ou le Lobbyiste dans le cadre d’un parcours en droit ou sciences politiques. Pour ces trois options, le schéma se ressemble : licence universitaire, puis master ciblé, avec éventuellement des concours à la clé. Ce n’est pas la voie la plus rapide, mais elle permet d’exploiter vraiment les compétences d’analyse, de rédaction et de synthèse acquises au lycée.

Pour ceux qui préfèrent une reconversion plus courte, l’enjeu consiste à repérer les métiers en L accessibles en alternance ou via un titre professionnel de niveau bac ou bac+2. Par exemple, certains centres forment aux métiers de la logistique, d’autres à des postes de service comme les loueurs ou les métiers du nettoyage spécialisé. L’alternance a un avantage clair : se professionnaliser tout en étant rémunéré, ce qui limite l’impact financier de la transition.

Il ne faut pas non plus oublier les dispositifs de validation des acquis de l’expérience, qui ouvrent des passerelles vers des diplômes intermédiaires. De nombreux métiers en L figurent dans les listes de diplômes éligibles à la VAE, ce qui permet de faire reconnaître plusieurs années de pratique sans repartir de zéro en formation initiale. Une bonne entrée en matière consiste à consulter un dossier type de diplômes validés par VAE pour mesurer le niveau de preuves et de démarches à fournir.

Pour un adulte en reconversion qui ne sait pas par où commencer, une méthode simple peut aider. D’abord lister les métiers en L qui attirent spontanément, sans filtrer. Puis vérifier, pour chacun, trois critères concrets : niveau d’études à obtenir, nombre d’offres récentes dans la région, amplitude horaire. Dès que l’un des trois devient rédhibitoire (par exemple, aucun poste de luthier à moins de 200 kilomètres), il vaut mieux le classer en hobby plutôt qu’en projet professionnel primaire.

En conclusion de ce parcours par la lettre L, une constante se dessine : les métiers qui recrutent le plus fort sont parfois ceux que l’on cite le moins volontiers (livreur, laveur de vitres, ouvrier logistique), tandis que les métiers les plus fantasmés (luthier, législateur, lobbyiste) demandent patience, réseau et acceptation d’un certain niveau de risque. Le bon choix n’est pas celui qui sonne le mieux, mais celui qui colle à vos contraintes de vie et à votre marge de manœuvre pour vous former dans les deux ou trois ans qui viennent.

Quels métiers en L recrutent le plus en ce moment ?

Les métiers en L qui recrutent le plus restent ceux du transport et de la logistique : livreur, préparateur de commandes, logisticien junior, loueur de matériel ou de véhicules. Ces postes demandent rarement plus qu’un bac ou un bac+2 et offrent un accès rapide à l’emploi, surtout dans les zones proches d’axes routiers et d’entrepôts. Les postes de laborantin restent également bien orientés, notamment dans les laboratoires d’analyses médicales et l’agroalimentaire.

Quel métier en L est accessible sans diplôme ?

Plusieurs métiers en L restent accessibles sans diplôme formel : livreur en utilitaire léger, laveur de vitres, certains postes de lavandier ou d’agent de blanchisserie, ou encore des emplois de loueur de voitures débutant. Dans la pratique, des formations courtes et des habilitations (conduite en hauteur, CACES, sécurité) améliorent beaucoup les chances d’embauche et permettent d’évoluer ensuite vers des postes de chef d’équipe.

Comment financer une formation pour devenir luthier, laborantin ou logisticien ?

Pour financer une formation vers un métier en L, plusieurs options existent : CPF pour les titres enregistrés au RNCP, aides régionales, dispositifs France Travail pour les demandeurs d’emploi et éventuelle alternance. Les formations de laborantin et de logisticien sont souvent éligibles au compte personnel de formation, tandis que la lutherie passe parfois par des écoles spécialisées où les aides varient. Un entretien avec un conseiller en évolution professionnelle permet de combiner les bons financements et de vérifier la viabilité du projet.

Quels métiers en L conviennent à quelqu’un qui veut bouger et éviter le travail de bureau ?

Pour un profil qui veut rester en mouvement, plusieurs métiers en L représentent de bonnes pistes : livreur à deux ou quatre roues, laveur de vitres sur bâtiments, laboureur ou tractoriste en agriculture, lamineur en industrie lourde, loueur de matériel avec interventions chez les clients. Tous impliquent une activité physique, des déplacements et un contact direct avec le terrain, au prix de rythmes de travail parfois soutenus.

Existe-t-il des métiers en L bien payés dès le début de carrière ?

Les métiers en L qui offrent les meilleurs niveaux de rémunération en début de carrière sont plutôt ceux liés au droit et à la finance d’entreprise, comme les postes d’assistants de cabinets de mandataires judiciaires, ou certains postes de laséristes en environnement industriel spécialisé. Les salaires les plus élevés restent toutefois réservés à des profils expérimentés : lobbyistes seniors, liquidateurs judiciaires confirmés, luthiers très installés, avec plusieurs années de pratique derrière eux et une forte valeur ajoutée sur le marché.

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